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Nourriture Vivante

Nourriture Vivante

Nourriture Vivante. Quelle Intelligence se cache dans les Aliments Simples et Vivants ? 

Inspiré d’un interview d’un restaurateur d’aliments crus à Utah (u.s.a.), je tente de répondre à la question : Pourquoi est-ce si important de manger des aliments simples, sains et naturels ? Au moment où on demande au chef : « Pourquoi manger tout cru ? », voici sa réponse.

C’est un fait, nous sommes une espèce potentiellement très évoluée et intelligente. Mais sur le chemin de l’évolution humaine, nous avons perdu contact avec le fait de manger les aliments de façon simple et naturelle : les vrais aliments que mangeaient déjà nos ancêtres, qui ont été cultivés et préservés au fil des siècles à travers des procédés durables, pérennes aussi bien pour la plante elle-même que pour notre terre et pour nous-même.

Pourquoi manger de la nourriture vivante ?

Parce que nous avons besoin de la vie qui existe dans la plante. Parce que quand on cuit la plante, (ou qu’on la cuit à une température au-dessus de 40°C pour les enzymes, 60 à 75°C pour la vit C par exemple, et à plus de 90°C pour les minéraux), pour faire court : tout disparaît ! … ou meurt, comme vous préférez. Une cuisson de courte durée, à une faible température serait le moins mauvais choix. Même si on a pas opté pour une alimentation entièrement vivante, commencer chaque repas par une crudité (biologique si possible ou locale), vous apportera les enzymes nécessaires pour la digestion des autres aliments. Les enzymes sont des éléments clés pour la fabrication et l’assimilation des protéines par exemple. Elles vont permettre aux protéines d’être brisées en acides aminés assimilables par l’organisme. Elles vont faire le même travaille sur la plus part des nutriments que nous ingérons. Les enzymes sont donc des composantes clé pour les matériaux de construction de la vie et donc de notre organisme tout entier. Nos ancêtres, dépourvus de systèmes de réfrigération, fermentaient et/ou séchaient les aliments pour leur conservation. Ces procédés pourraient sembler archaïques à certains, mais cela avait néanmoins l’avantage d’obtenir des aliments riches en enzymes essentielles. Nos ancêtres avaient des intestins remplis d’enzymes qui leur permettaient de digérer tous leurs aliments de manière adéquate. De nos jours, tout est empaqueté, transformé, d’ ogm, rempli de pesticide, herbicide, insecticides, … et nous sommes en train de manger tout cela !

Nous avons seulement besoin de la vie qui se trouve dans la plante.

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Une manière simple de faire cela est de commencer à ajouter beaucoup d’aliments vivants, crus, dans l’alimentation de tous les jours. Et que se passe t-il lorsque l’on consomme de plus en plus de nourriture vivante ? Eh bien très logiquement, plus on consomme ces aliments pleins de vie, plus on se rempli nous aussi, de vie ! On renforce donc sa propre force vitale qui va alors affluer vers, et influencer, tous nos systèmes métaboliques, nos organes, et tous les domaines de notre vie ; physique, mental, émotionnel, social, professionnel, spirituel … Finalement, manger une nourriture saine et vivante, c’est soutenir la vie elle-même dans toute sa splendeur, de manière durable pour nous, en tant qu’être humain en pleine santé, et pour la planète. Notre santé est alors transportée vers des horizons de renforcement, d’espoir, de guérison et de joie !

La première chose à faire lorsque l’on va commencer à revenir à ce type de style de vie, c’est d’observer comment on se sent après un repas préparé avec ce type d’aliments. Et réaliser à quel point on se sent bien. Après tout, très poétiquement, nous sommes mère nature, nous sommes fait à 75% d’eau, nos os sont comme les montagnes et les roches, notre sang est comme les rivières, notre corps est une si belle représentation d’une version de la nature qui nous entoure. Et si nous admettons en nous ce que la terre a à nous offrir d’une manière juste et saine, on se sentira alors comme si l’on rentrait chez soi, et on se sentira bien. Mais si on laisse entrer en nous des substances qui endommage la terre, cela ne pourra que nous endommager nous-même parce qu’il n’y pas de différence entre nous et la terre, nous et la nature, nous et la planète. Nous sommes une partie de ce tout.

Alors comment on commence ?! Lorsqu’on veut se mettre à mieux manger et manger une nourriture fraiche et vivante ?

L’alimentation vivante peut être adoptée de manière très personnelle, et même par petites touches. Il ne faut pas oublier que tout changement dans notre style de vie et dans notre alimentation doit se faire très progressivement et sans jamais brusquer notre organisme et son métabolisme. Cela se traduira donc par une intégration en douceur de certains aliments qui vont remplacer petit à petit certains autres auxquels nous nous étions habitué, mais que nous remarquions ne plus nous convenir très bien. Le matin, on peut commencer la journée par remplacer les traditionnelles tartines de pains beurrées et lait chaud par une boissons fraichement préparée, accompagnée d’une poignée panachée de noix, noisettes, amandes, noix de cajou ou noix de brésil …

La boisson peut être composée soit de fruits frais et d’un peu d’eau et de graines, soit de légumes et herbes. Une erreur communément faites par les personnes promouvant les mérites de smoothies, est de faire des associations d’aliments non compatibles pour la digestion. Les fruits peuvent être consommer loin des repas car leurs enzymes ne sont pas compatibles à la digestion des autres aliments, anéantissant le pouvoir enzymatique de certains légumes vert par exemple. Ceci peut produit un ralentissement de la digestion, pouvant aller jusqu’à la stagnation du bol alimentaire, fermentation…et finalement une mauvaise digestion.

Le smoothie matinal se composera alors, soi de l’un (fruits) soi de l’autre (légumes et herbes).

Un smoothie type, pourra se composer d’eau de source, de feuilles fraiches et biologiques de kale, ou d’épinard, de laitue, roquette, persil, coriandre, gingembre. On fait sa sélection en gardant toujours à l’esprit ce que notre environnement met à notre disposition dans la saison où nous nous trouvons. On préserve ainsi, ce lien et équilibre subtil que nous avons, avec la nature environnante. On pourra rajouter aux deux types de smoothies, une cuillère à thé de graine de sésame et/ou de chia. Les huiles riches en acides gras non saturées et les fibres de ces graines feront en sorte que le sucre (des fruits ou des hydrates de carbones de certains légumes) sera assimilé de manière plus lente, évitant ainsi le pic glycémique. Cela pourra offrir à l’organisme un apport nutritionnel substantielle et durable d’énergie réparti sur tout le long de la journée.

Pour le déjeuner

On remarque que c’est le moment de la journée où l’activité de notre métabolisme est la plus haute. C’est donc un moment où on voudra inclure et utiliser de bonnes graisses et des protéines consistantes. Un exemple de menu ou de bol de nourriture vivante pour midi pourra être composé comme suit :

– mettre une poignée de noix dans le mixer avec, du coriandre frais, du poivre noir (qui activera la sécrétion des suc gastriques) du paprika, du sel naturel non blanchi, de l’ail, et mixer le tout.  On peut ensuite disposer dans l’assiette, un peu de chou vert ciselé, des poivrons de plusieurs couleurs coupés en morceaux, de belles tranches d’avocats, des tomates coupées en morceaux, et encore un peu de feuilles de coriandre fraiches. Couronner le tout, en disposant notre «viande de noix » mixée et assaisonnée. On obtient un repas très consistant, nutritionnellement riche et donc très satisfaisant au goût et pour l’organisme.

La version nomade

Pour ceux qui mangent sur leur lieux de travail, peut se présenter ainsi : préparer quelque branches de laitue, choux, céleri, et brocolis (le brocoli rapidement blanchi) et on mangera toutes ces bonnes choses après les avoir plongé dans un guacamole et notre purée de noix assaisonnée.

Pour le diner

Pour rester dans l’esprit de cette note sur l’alimentation vivante, on peut miser sur une grande salade. Si on veut vraiment manger quelque chose de cuit, le dîner sera le meilleur moment pour cela, quelque chose comme une soupe, ou un accompagnement de quinoa, qui restent léger. Le repas avant la nuit n’a pas besoin d’être un apport trop riche en énergie puisqu’on ne va pas en avoir besoin pendant l’inactivité nocturne, le sommeil.

Et le grignotage ?

Que pourrait on manger lorsqu’on se trouve régulièrement devant des envies de sucré ou de grignotages sucrés ? On remarque que lorsqu’on à une envie de sucré, on manque souvent de protéines, de vitamines et minéraux essentiels, et qu’on a consommé une trop grande quantité d’hydrates de carbone dépourvues de fibres lors du dernier repas. On pourra alors se tourner vers des fruits secs, une poignée d’amandes par exemple. Cela fera rapidement passer cette sensation de manque de sucré.

Pourquoi avons nous souvent ces pulsions vers le grignotage sucré ?

Les repas occidentaux sont souvent préparés autour d’une base de céréales raffinées, par exemple des pâtes (pain blanc, riz blanc autre que bazmati, biscottes…). Les pâtes blanches dépourvues de leurs fibres, sont assimilées très rapidement et vont se comporter dans l’organisme comme du sucre. Cela va provoquer un pic de glycémie. L’insuline réagit rapidement pour maîtriser cette glycémie provoquant peu de temps après, une chute du taux de glucose dans le sang. On subira alors une chute de glycémie brutale, nous donnant le signal, une heure seulement après le dernier repas, qu’il faut rapidement apporter une nouvelle portion de sucre à l’organisme pour préserver une sensation d’équilibre glycémique. C’est à ce moment là, que l’on va rechercher toutes ces formes de grignotages sucrés.

Manger une poignée d’amande juste à ce moment là, va instantanément couper court à ce cercle vicieux de déséquilibre de la glycémie et nous offrir enfin la sensation d’être rassasié tout au long du reste de la journée. Mieux choisir (riz semi complet, quinoa, graines germées, millet), et limiter notre apport en hydrates de carbone, représentera notre porte de sortie de ce cercle vicieux d’appel incessant au sucre. Puis, se déshabituer des produits sucrés, nous permet de commencer à trouver les fruits frais et fruits secs largement aussi parfumés et sucrés que les sucreries artificielles. Finalement, nous ne pouvons plus revenir en arrière, car alors, elles nous paraissent 100 fois trop sucrées ! Les fruits sont à consommer avec modération. Diverses préparations très gourmandes à base de fruits, fruits secs et chocolat noir pourront convenir parfaitement à nos besoins et à nos papilles.

 

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Bien entendu, on n’oubliera pas la partie énergétique de l’histoire !

Comme nous le dit la médecine chinoise et ayurvédique, cette dimension est très importante. Une nourriture, surtout riche en légumes, eau, fruits et fruits secs, graines, légumineuses … pourra être teintée des fréquences vibratoires que l’on tiendra lors de sa préparation. Le mieux sera d’attendre d’être dans un état parfaitement calme, serein et stable avant de commencer à préparer un repas. Puis il suffira d’y mettre tout son coeur et l’infuser de magie créatrice, d’amour, de bienveillance, de compassion … et autres énergies harmonieuses. De la même manière, lors de sa dégustation, on pourra honorer cette nourriture comme un cadeau précieux, et permettre une digestion optimale, en veillant à faire le calme autour de soi et surtout en soi.